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Péri ménopause : comprendre cette période de transformation et mieux la vivre

La périménopause et la ménopause ne sont pas seulement une liste de symptômes désagréables à traiter.

C’est aussi une période personnelle, psycho-émotionnelle et, pour moi, profondément spirituelle.

Un passage initiatique dans la vie d’une femme.

Et je trouve que ce passage mérite d’être préparé.

Parce qu’on en parle finalement assez peu.

On parle des bouffées de chaleur, des règles qui deviennent irrégulières, des nuits difficiles, de la fatigue, de l’irritabilité…

On parle du corps.

On parle de médecine.

On parle des symptômes de la périménopause qu’il faudrait faire disparaître.

Mais on parle beaucoup moins de ce que cette période vient transformer en profondeur.

Et si on prenait le temps de regarder la périménopause autrement ?

Que se passe-t-il vraiment pendant la périménopause ?

Tu arrives dans la quarantaine.

Pendant ta trentaine, ton énergie t’a probablement permis de mener beaucoup de choses de front.

Les enfants.

Le travail.

La maison.

Le couple.

Les projets.

Ta vie sociale.

Ta carrière.

Tu as avancé, parfois tambour battant, en t’adaptant à tout ce qu’il fallait gérer.

Et puis, peu à peu, quelque chose change.

Ton énergie peut commencer à te faire faux bond.

Elle devient moins constante.

Tu peux avoir des moments où tu te sens pleine d’énergie… puis, sans prévenir, avoir besoin de ralentir.

Tu peux aussi devenir plus perméable à ce qui se passe autour de toi.

Plus sensible.

Plus facilement touchée par les ambiances, les émotions, les relations.

Et ce décalage entre une énergie qui diminue et une sensibilité qui augmente peut créer une vraie surcharge.

Tu peux ressentir de l’anxiété.

Avoir des difficultés à t’endormir.

Te réveiller la nuit.

Être irritable sans vraiment comprendre pourquoi.

Avoir envie d’envoyer tout le monde bouler.

Être à cran.

Et parfois te demander :

« Mais qu’est-ce qui m’arrive ? »

Ces signaux-là, je crois qu’il est important de les écouter.

Parce qu’ils peuvent être le signe que tes besoins sont en train de changer.

Et qu’il va falloir apprendre à prendre soin de toi autrement.

Les quatre saisons de la ménopause

J’aime beaucoup l’image des saisons pour comprendre la périménopause et la ménopause.

Imagine que ta vie hormonale soit un cycle de quatre saisons.

🌱 Le printemps, ce serait le début de tes règles et toute ta jeunesse.

☀️ L’été, ce serait ta vingtaine et ta trentaine : une période souvent très tournée vers l’action, la construction, les projets, les enfants, le travail, la vie extérieure.

🍂 L’automne, c’est la périménopause.

Tu commences à observer des changements dans tes cycles, dans ton énergie, dans ton sommeil, dans ton humeur.

La périménopause peut durer plusieurs années, parfois trois, quatre, cinq ans ou davantage.

Et elle te conduit progressivement vers…

❄️ L’hiver : la ménopause.

La ménopause est officiellement constatée après 12 mois consécutifs sans règles.

C’est la fin d’un cycle.

Mais une fin n’est pas forcément une disparition.

Elle peut aussi être le début d’une transformation.

Et après l’hiver vient à nouveau le printemps.

C’est la postménopause.

Une nouvelle saison de la vie, avec une nouvelle énergie et une nouvelle manière d’être au monde.

Les symptômes de la périménopause : un grand audit de ta vie

Pour moi, le passage de la périménopause à la ménopause ressemble à un grand audit.

Ton corps te demande de regarder les choses que tu pouvais jusque-là repousser.

Les bouffées de chaleur.

Les nuits plus courtes.

La fatigue.

Les douleurs articulaires.

L’irritabilité.

Les changements d’humeur.

Tous ces petits signaux deviennent parfois tellement inconfortables que tu ne peux plus les ignorer.

Et c’est justement là que quelque chose peut se mettre en mouvement.

Tu vas enfin apprendre à prendre soin de toi.

Pas quand tu auras terminé de t’occuper de tout le monde.

Pas quand les enfants seront grands.

Pas quand ton travail sera moins prenant.

Pas « plus tard ».

Maintenant.

Parce que ton corps te rappelle que tu as des besoins, toi aussi.

Et si tu avais toujours eu l’habitude de passer après les autres ?

La périménopause peut alors devenir une véritable confrontation avec tes limites.

La fatigue te montre tes limites.

Ton irritabilité te montre tes limites.

Ton sommeil te montre tes limites.

Et tu peux commencer à voir les adaptations et les suradaptations que tu as mises en place au fil des années.

Dans ton couple.

Avec tes enfants.

Dans ta famille.

Au travail.

Dans tes relations.

Tu peux découvrir les masques que tu as portés pour être aimée, acceptée, efficace, gentille, disponible…

Et soudain, tu n’arrives plus à les porter.

Comme si ton corps disait :

« Maintenant, il va falloir qu’on fasse autrement. »

C’est en cela que je trouve cette période incroyablement intéressante.

Parce qu’elle peut devenir une formidable occasion de prendre soin de toi.

Périménopause : un mouvement vers l’intérieur… et vers l’extérieur

La périménopause qui conduit à la ménopause est, à mes yeux, un mouvement dans deux directions.

Un mouvement vers l’intérieur.

Et un mouvement vers l’extérieur.

Le mouvement vers l’intérieur

Tu vas faire de la place pour ce qui a besoin d’être regardé en toi.

Tes émotions.

Tes blessures.

Tes traumas.

Tes limites.

Tes vrais besoins.

Les choses que tu as trop longtemps mises de côté.

C’est parfois l’occasion de commencer un travail thérapeutique, de comprendre certaines blessures, de déposer certains masques et de te libérer de vieux mécanismes.

Tu apprends à mieux te connaître.

Et surtout, tu apprends progressivement à respecter tes besoins.

Pas uniquement ceux des autres.

Les tiens.

La ménopause peut alors devenir un véritable mouvement de retour à soi.

La femme sage : une nouvelle place dans le monde

Mais ce mouvement ne s’arrête pas à l’intérieur.

Il y a aussi un mouvement vers l’extérieur.

Parce qu’en avançant dans la vie, tu accumules de l’expérience.

Tu as vécu.

Tu as appris.

Tu as traversé des épreuves.

Tu as développé des compétences.

Tu as compris certaines choses.

Et peut-être qu’à un moment donné, tu ressens davantage l’envie de transmettre ce que tu as appris.

À tes enfants.

À tes proches.

À d’autres femmes.

À ta communauté.

Aux générations plus jeunes.

Tu deviens une femme plus mûre, plus expérimentée.

Une femme qui peut soutenir, accompagner, transmettre.

C’est ce que certaines traditions appellent la femme sage.

Et je trouve cette image très belle.

Parce qu’elle nous rappelle que vieillir n’est pas perdre quelque chose.

C’est aussi gagner de l’expérience, de la profondeur et une capacité nouvelle à contribuer au monde.

Pourquoi la ménopause peut être un passage spirituel

C’est aussi pour cela que je considère la ménopause comme un passage spirituel.

Parce que le sens de ta vie peut être amené à changer.

Pendant longtemps, ton attention a peut-être été tournée vers ton couple, tes enfants, ta famille, ton travail, ta maison…

Et puis, peu à peu, ton cercle s’agrandit.

Les enfants grandissent.

Ils quittent parfois la maison.

Tu peux connaître ce fameux « syndrome du nid vide ».

Et toi, au milieu de tout ça, tu te retrouves avec une expérience immense.

Tu as vécu.

Tu as appris.

Tu as traversé beaucoup de choses.

Alors peut-être que quelque chose en toi commence à dire :

« Et maintenant, qu’est-ce que j’ai envie de faire de tout ça ? »

C’est là que je vois une véritable expansion de l’être.

Une envie de contribuer davantage.

De transmettre.

De partager.

De te mettre au service de quelque chose qui te dépasse.

La ménopause peut alors devenir une expansion de ta personnalité.

Comment mieux vivre sa périménopause ?

La postménopause peut être une période beaucoup plus douce.

Pas nécessairement parce que tous les symptômes disparaissent immédiatement.

Mais parce que tu as appris.

Tu as appris à connaître ton corps.

Tu as appris à reconnaître tes limites.

Tu as trouvé les solutions qui te conviennent.

Certaines femmes vont se tourner vers les plantes, la naturopathie, l’acupuncture, les compléments alimentaires ou d’autres approches.

D’autres choisiront un traitement hormonal substitutif.

Il n’y a pas une seule bonne manière de traverser cette période.

L’important est de trouver ce qui est adapté à toi, avec les professionnels de santé qui peuvent t’accompagner dans tes choix.

Et surtout, tu peux progressivement devenir beaucoup plus fine dans ta connaissance de toi-même.

Tu sais mieux ce qui te fait du bien.

Ce qui te fatigue.

Ce que tu acceptes.

Ce que tu n’acceptes plus.

Et tu commences à faire du tri.

Le grand secret pour traverser la périménopause : ralentir

S’il y a une chose que j’ai envie de transmettre aux femmes qui traversent cette période, c’est celle-ci :

Apprends à ralentir.

Et apprends à te reposer.

Ce sont, à mes yeux, deux clés essentielles.

Parce que pendant la périménopause, ton système nerveux peut être beaucoup plus sollicité.

Alors il ne s’agit pas forcément de dormir huit heures ou de passer une journée entière au lit.

Le repos, c’est aussi ne rien faire.

T’allonger avec un casque anti-bruit.

Écouter de la musique.

Faire une micro-sieste avec un minuteur.

Faire une vraie sieste si ton corps en a besoin.

Méditer.

T’arrêter quelques minutes sur ton lieu de travail si c’est possible.

Même, parfois, t’arrêter dans ta voiture, incliner ton siège, mettre un masque sur tes yeux et simplement… ne rien faire.

Le repos, ce n’est pas passer du temps sur son téléphone

Un moment de repos, ce n’est pas forcément être allongée sur ton lit avec ton téléphone.

Le véritable repos peut être un moment sans écran, sans podcast, sans notifications, sans son.

Un moment de vide.

Tu peux laisser ton esprit vagabonder.

Rêver.

Ne penser à rien.

Ou au contraire, laisser remonter ce qui a besoin d’être pensé, digéré, compris.

C’est un espace dans lequel ton cerveau peut enfin avoir de la place.

De l’immobilité.

Du silence.

Du vide.

Et finalement, c’est peut-être l’un des moyens les plus simples de se ressourcer.

Et le yoga dans tout ça ?

Le yoga peut justement devenir un formidable allié pendant cette période.

Pas forcément pour faire toujours plus.

Bien au contraire.

Pour apprendre à écouter ton corps et à respecter son énergie.

Une pratique adaptée peut t'aider à bouger, à respirer, à entretenir ta mobilité et ta force, mais aussi à ralentir et à retrouver un peu d’espace intérieur.

Le yoga peut devenir un véritable rendez-vous avec toi-même.

Un moment où tu n'as rien à produire.

Rien à prouver.

Juste à être là.

À respirer.

À ressentir.

À écouter.

Et peut-être à te demander :

« De quoi ai-je besoin aujourd’hui ? »

C’est aussi cela, pour moi, bien vivre sa périménopause : apprendre progressivement à faire équipe avec son corps plutôt qu’à lutter contre lui.

La périménopause n’est pas seulement quelque chose à subir

Alors oui, la périménopause peut être inconfortable.

Elle peut être déroutante.

Elle peut nous secouer.

Elle peut nous obliger à revoir beaucoup de choses.

Mais peut-être que c’est justement ce qui fait sa richesse.

Elle nous invite à revenir à nous.

À écouter notre corps.

À respecter nos limites.

À ralentir.

À prendre soin de nous.

À faire le tri.

À nous débarrasser de ce qui ne nous convient plus.

Et à faire de la place pour une nouvelle manière d’être au monde.

Parce qu’au fond, la ménopause n’est peut-être pas seulement la fin de quelque chose.

C’est aussi le début d’une nouvelle saison de notre vie.

Et cette nouvelle saison, nous pouvons peut-être choisir de l’aborder non pas avec peur, mais avec curiosité.

Avec confiance.

Avec conscience.

Et pourquoi pas… avec un peu d’enthousiasme.

Parce qu’il y a encore tellement de choses à vivre, à créer, à transmettre et à découvrir.

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